Cependant, il me semble opportun de prendre moyen du detour, et affirmer en parallele a l’initiative des questions comme le travail, la visibilite, la liberte.
Telle une perspective invisible, nos regards se dirigent en un point nevralgique, la ti?che. Comme si la vision de l’espace et le sens de nos vies avaient ete pris a J'ai gorge, lentement mais surement, via ce mot. Avoir ou gui?re un travail dans une societe d’economie neoliberale est une source de souffrance parce que le travail est devenu le mot d'une grande entreprise gestionnaire des corps et des esprits. Une firme comptable qu’elle soit publique ou privee, qui organise ouvertement ou insidieusement nos maltraitances en son unique faveur, profits et reductions de droits en tout genre compris. Nul besoin d’insister sur la consequence, un champ de vision semblable a des vies : etrique, borne, asphyxie.
Par 1 effet de loupe, la pandemie exacerbe cela etait a peine voile, la fragilite d’un systeme qui avoue ses tragiques dependances, sa violence, et J'ai brutalite de gouvernants qui n’ont de cesse de nous replonger dans « l’urgence », autre commentaire qui va si bien a la vitesse deletere du temps dit « d’avant », cela signifie qu’on recommence toujours.
La dignite pourrait i?tre d’arreter nos florileges sur moyen « d’apres », moins pour garder raison que refuser de relancer des projets d’avenir dont on ne sait jamais de quoi il est en mesure de etre fera. Toujours les effets de manches des discours et de la communication, or votre n’est jamais parce qu’on l’a devoile qu’on le fait, lapalissade qui vaut mieux qu’un mensonge.
Ce virus nous donne un moment, puisqu'il contamine le temps des vitesses sur lequel s’est edifie l’entreprise comptable d’une ideologie totalisante, avec le effet rouleau-compresseur qui laisse derriere lui defaitisme ou revolte. Cet organisme vivant dont la force invisible fait plonger des societes entieres dans un desastre economique et social, pire que la mort qu’il seme, dit combien notre defaut de structure est celui d’une temporalite inadaptee aux corps et a l’esprit de ceux qui travaillent, dont la finance, qui s’arrange de tout, parait i chaque fois immune. Ce virus, comme tout le regne du vivant, demande qu’on procede avec 1 nouvelle temps. Temps c'est vrai propice a laisser resurgir rivalite, concurrence et vitesse, un vaccin ! 1 vaccin ! quand le HIV attend i chaque fois le sien. En contaminant le temps, il nous somme d’etre la ou nous ne sommes jamais, et depuis si longtemps, au present qui nous manque et sa duree. Le temps du virus c’est un temps contre le progres, c’est aussi le temps de nous desenchainer i la place de nous dechainer contre l’orientation flagrante du tout-controle securitaire et sanitaire. Car se dechainer prouve juste combien les chaines paraissent a les pieds, et puisque tout le monde – ou limite – en connait le poids, apres avoir perdu trop de temps libre a lutter, il est moment d’ouvrir de nouveaux chemins. La solution ne serait-elle pas ailleurs et exactement a l’endroit ou ca lutte : du cote de l’appetit de vivre.
Preuve des chaines de notre temps et de la semantique, l’urgence se decline en « etat d’urgence », en « service des urgences », en « urgence economique », rien d’autre qu’une organisation technocratique des fins : politique, vie, agence.
Notre vivant, c’est-a-dire nous, en est asphyxie, maintenu qu’il reste par la menace globale des autocraties. Mais qui voudrait d’un ordre de mort, d’une https://datingmentor.org/fr/sites-de-rencontres-politiques/ organisation des fins devenue ensemble carotte et baton, d’une mecanique de normalisation entre des luttes sans fin enterrees, d’un particularisme des droits dans une societe qui se targue d’egalite, d’un capitalisme virtuel pour que domicile de demain devienne l’avenir d’une prison. L’ordre de fond, qui n’est jamais l’action du virus, veut balayer le vrai qui est deja pour partie sous la moquette. Mais un tapis ca se secoue. Notre chaos reste une chance, ainsi, a votre compte votre virus va aussi etre notre miracle. Parce que le reel, d’une incessante mobilite, est l’experience d'la resistance, le chaos doit s’ordonner d'apres un fatras de vivants qui resistent aux representations d'la realite, representations des revolutions passees comprises. On doit secouer la moquette parce que le reel de les vies est la, mais ecrase, affame. Ce fatras reste proprement, une liberte des alternatives, des cooperations, et Notre responsabilite du sens apportee a toutes les gestes inventes.